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8 février 2016

Santiago El Grande

Samedi 6 Février 
Conférence autour d'un tableau de Dali "SANTIAGO EL GRANDE" par Mr Serge Lange
                                              Une partie de Santiago el Grande, une œuvre de Salvador Dalí
Durant près de trois heures, Mr Lange a décortiqué l’une des oeuvres majeures, bien que peu connue, du peintre espagnol. « Santiago El Grande » date de 1957. La peinture, de 4 m par 3, représente l’apôtre saint Jacques. En la créant, Dali espérait la voir rejoindre la cathédrale de Barcelone. Seulement, l’église catholique espagnole refuse en raison du mode de vie et du caractère de son auteur. À défaut de cathédrale, « Santiago El Grande » se retrouve dans une galerie d’art, au Canada.

plus de 120 dessins cachés

Et depuis dix ans, cette toile obsède Serge Lange. Son but : découvrir le message laissé par l’artiste. Les oeuvres de Dali sont connues pour avoir plusieurs niveaux de lecture. Serge Lange est persuadé que celle-ci, plus qu’une autre, justement parce qu’elle devait être exposée dans une cathédrale, recèle des trésors cachés.

Et à force de tourner l’oeuvre dans tous les sens, de décortiquer les nuances de couleurs, d’user même de la lampe à UV, Mr Lange est parvenu à dénicher plus de 120 dessins cachés ! 
Selon lui, Dali y a dessiné Marie, Joseph, les animaux de la crèche, le diable, des éléphants, un paon, un coq, des poissons, serpents… 
Évidemment, tous sont des symboles forts pour cet artiste ô combien tourmenté mais aussi très cultivé.
« Un peintre de génie » insiste même Serge Lange qui sait aussi rester objectif : « Dali prend un malin plaisir à nous manipuler. C’était un provocateur ». À la question : « sur quoi vous fondez-vous ? Dali a-t-il expliqué cette oeuvre ? »
Le conférencier rétorque aussitôt : « non, il ne l’a jamais expliqué. Dali méprisait son public qu’il accusait de ne pas comprendre sa peinture ». Pour autant, dans les explications de Serge Lange, certains dessins cachés -et encore jamais révélés- semblent d’une évidence infinie. À l’image de la femme drapée en bas du tableau, dont le visage est clairement celui de Gala, son épouse. À gauche, dans les roches, Serge Lange distingue le profil de son ami (et amant ?) Federico Garcia Lorca.
Un peu plus haut, dans le nuage, une scène érotique assortie du n°69… Impensable dans une peinture censée représenter la foi ? 
Avec Dali finalement, cela n’aurait rien de surprenant !
                                                               Un auditoire captivé !
Un tableau décortiqué mais aussi pour beaucoup une découverte de Dali personnage tourmenté, artiste très imaginatif et qui manifestait une tendance notable au narcissisme et à la mégalomanie.

 Pour finir de discuter sur ce tableau, un gouter participatif .... que du bonheur !
CP

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